Les Espagnols ont rapporté en Europe cette plante des Amériques. C’est ainsi qu’elle arrive à Naples qui autrefois faisait partie de l’Empire espagnol. Au début, on apprécie uniquement ses jolies fleurs et maintes années passeront avant que le fruit soit considéré comme comestible. Les gens simples sont les premiers à oser le manger. Ils sont bientôt suivis par les familles de la haute société. Le grand cuisinier Vincenzo Corrado (1738-1836) décrit dans un livre les aliments qu’on avait l’habitude de consommer à l’époque à Naples. Des tomates seraient utilisées pour confectionner la pizza, note-t-il dans son ouvrage.

Comme aujourd’hui, la pizza exigeait jadis une température de cuisson élevée. Autrefois, les ménagères apportaient leur pizza garnie au boulanger qui la faisait cuire à 400°C dans son four à bois. D’où l’émergence d’un métier à part entière, le pizzaïolo, littéralement celui qui confectionne des pizzas. Pendant longtemps, la pizza est uniquement connue dans la région de Naples. Le reste du pays la découvre seulement après la Deuxième Guerre mondiale, par l’intermédiaire des soldats américains.